D2C

Nous avons mené une étude en avril 2019, auprès de 1 000 consommateurs français pour connaitre leur relation avec les marques appelées Direct to Consumer ou D2C ; celles qui n’ont que leur site web comme point de vente (elles ne passent pas par des plateformes d’achat comme Rakuten et n’ont pas de magasins physiques). Nous souhaitions en savoir plus sur ce modèle adopté par certaines marques françaises, comme la notoriété mais également la perception des consommateurs, afin d’en évaluer la performance et de connaitre les stratégies marketing efficaces.

Premier insight : les marques françaises D2C ne sont pas très connues mais enregistrent un fort taux d’achat quand les internautes les connaissent.

D’après les résultats de l’étude, 76% des Français ont découvert des marques Direct to Consumer grâce à la publicité (TV, radio, affichage, digital, etc.), tandis que 31% d’entre eux confirment avoir connu ces marques grâce à leurs d’amis ou leur famille.

De toutes les marques françaises D2C répertoriées dans l’étude, c’est Le Slip Français qui a le taux de reconnaissance le plus élevé . En effet, 74% de consommateurs interrogés indiquent connaitre cette marque. Avec un écart de plus de 40%, elle est suivie par Ma Petite Mercerie (30% de notoriété), Envie de Fraise (24%) et Cheerz (23%)

La notoriété de ces marques dans leur ensemble reste relativement modérée. En revanche, quand il s’agit de ventes, l’étude démontre l’efficacité du modèle D2C. Ainsi, un Français sur trois qui connait la marque Ma Petite Mercerie a déjà effectué au moins un achat dans le passé. De même, 46% des Français – parmi les 18% qui connaissent Saveur-bière, ont déjà acheté au moins un produit auprès de cette marque, et 42% des répondants ont déjà commandé leurs produits-photo personnalisés chez Cheerz.  

D2CDeuxième insight : Facebook, les moteurs de recherche et Youtube sont les canaux préférés des Français pour acheter les produits des marques D2C

Les moteurs de recherche constituent l’un des canaux générant le plus d’engagement au niveau de vente (17%), juste après Facebook (22%) et avant Youtube (9%) si l’on en croit les résultats de l’étude. Si maintenant on regarde les canaux, par tranche d’âge, qui ont catalysé la notoriété de ces marques, il est clair que les réseaux sociaux y jouent un rôle primordial :

Instagram est le réseau social préféré des 18-24 ans pour la découverte et l’achat de ces marques à 29%, suivie par Facebook (16%) puis Youtube (13%), puis Snapchat (9%)
Facebook l’est pour les 25-34 ans à 29%, suivie par Instagram (12%) puis Youtube (10%), à égalité avec les moteurs de recherche (10%)
– Pour les  35-44 ans , Facebook arrive également en tête avec 32%, suivie par les moteurs de recherche (16%), puis par Youtube (12%) puis les sites de cashback (6%)
Les moteurs de recherche sont prioritaires chez les 45-54 ans à 22%, suivis par Facebook (18%), puis par les sites de bons de réduction (10%), talonnés par Youtube (9%)
Les moteurs de recherche arrive encore à la première place chez les 55-64 ans avec 23%, suivis par Facebook (18%) puis par les sites de discount (12%), et par Youtube (8%)
– Enfin, les plus de 65 ans ont également un faible pour les moteurs de recherche à 22%, suivis par les sites des marques (13%), suivis de près par Facebook (12%) et les sites de bons de réduction (11%).

Troisième insight : les consommateurs aimeraient retrouver ces produits et marques en magasin

Les répondants sont près de 77% à vouloir retrouver ces marques en boutique car ils croient à la nécessité d’avoir un produit tangible pour avoir une expérience plus personnalisée et complète afin de les aider dans leur prise de décision d’achat. 

Suite aux tendances du retail traditionnel dans le passé, il n’est pas surprenant de voir que 75% de personnes ayant entre 55-64 ans, ont besoin d’interagir avec un produit en magasin avant de l’acheter. Pourtant, ce sont les jeunes, entre 18 et 24 ans qui ont le plus besoin de voir et tester un produit au préalable : ils sont 82% à le penser ! Cela constitue un paradoxe vraiment inattendu. Malgré la digitalisation du retail et les nouvelles pratiques d’achat, une expérience en boutique reste très pertinente.